Archives mensuelles : mars 2016

pause surréaliste 11

la majestueuse fourmi volante aux ailes diaphanes s’assoupit dans la paume de la main gauche de l’ineffable gardien du phare qui diffuse des idées lumineuses par intermittence du spectacle donné chaque soir au café théâtre de la rue des soupirs et demi-soupirs qui valent plus que la moitié d’un méli-mélomane devenu sans anicroche le chef d’orchestre d’un port d’attaches parisiennes et de trombones à coulisse comme la peau d’albâtre d’une sirène charmée par un fabulateur qui affabule de savon afin de laver les cerveaux cousus de fil blanc qui suivent le fil rouge des souvenirs d’une enfance passée sur la dernière exoplanète découverte grâce à l’intuition nasale alors même que les papes d’Avignon qui ont du nez la croient plate comme une feuille de vigne vierge parfumée et chauffée au bain-marie si amène devant l’éternel gardien sans fard du monde des affaires rangées méticuleusement dans une pièce à tiroir écrite avec tant de vice par un fabulateur versatile qui chaque soir programme son four à micro-ondes radiophoniques sur lesquelles est retransmise la voix lascive de la sirène d’un jour de pleine lune

 

Bernard B